Rosemarie’s Nightmare Continues
L’histoire sinistre d’une princesse autrefois ravissante est tout sauf un conte de fées… Sur son visage, sillonné d’ombres terrifiantes, chaque rayon de lumière laisse entrevoir des blessures hideuses et profondes. Malgré les épais cheveux gras qui lui collent au front et aux joues, impossible d’ignorer ses cicatrices. La Princesse Rosemarie a un passé cruel : Sa belle-mère l’avait enfermée, elle qui fut si belle, dans un grenier sombre, avec pour seule compagnie des livres de contes poussiéreux et de vieux costumes de carnaval, pour l’empêcher d’avoir plus de pouvoir qu’elle. Petite fille, la malheureuse rêvait de briller dans les salles de bal. Sa belle-mère a lacéré son visage d’albâtre avec un rasoir émoussé, puis est morte soudainement. Hélas, personne ne savait que Rosemarie était enfermée dans le grenier.
Défigurée, la jeune fille s’est retirée du monde… et de la réalité, pour mieux s’imaginer une vie de contes de fées, sa seule chance d’avoir une fin heureuse. Dans le royaume de Rosemarie, des scènes de contes populaires attendent les visiteurs. Mais ici, le grand méchant loup est encore plus effrayant que dans les récits des frères Grimm. Quant au lapin blanc d’Alice au pays des merveilles, loin d’être un petit animal câlin, ses yeux brillent d’un éclat diabolique. Sur les tableaux qui ornent les murs, les visages des princesses de légendes ont eux aussi été lacérés dans un accès de rage.
Mourante, Rosemarie jura dans un dernier souffle qu’elle s’échapperait du royaume des morts pour voler le visage de la plus belle jeune fille du pays et devenir enfin la princesse qu’elle n’avait jamais pu être.
Il fait sombre lorsque les visiteurs pénètrent dans la crypte de Rosemarie : Noir comme dans un four ! Peu importe que l’on avance les yeux ouverts ou fermés. Le sentiment oppressant des cauchemars devient une réalité tangible, même éveillé. Une musique entêtante et triste s’insinue dans les oreilles. Le sol est de guingois. Les visiteurs s’aventurent courageusement dans un labyrinthe ténébreux. Les pupilles se dilatent, et certains, pris de panique, perdent la tête, et sombrent dans la folie et le frisson.