Dans son lit décoré de poupées, la petite fille, le visage tourné vers le mur, est assise à ses travaux de couture. Peut-être fabrique-t-elle une jolie robe pour la marionnette en bois sculpté, assise à ses côtés ? Malheureusement, ce ne sont pas du fil et des aiguilles qu’utilise la petite Rosie, ni du velours ou de la soie : Les tendons pris sur des cadavres lui permettent au contraire d’assembler des lambeaux de peau pour se créer un nouveau visage. Quiconque ne veut pas sacrifier son nez ou ses oreilles devra faire vite, même si les patients du Dr Reeves attendent dans la pièce voisine. Dans « Possession », il a enchaîné ses cobayes humains à des lits métalliques. Les carreaux blancs sont tachés de sang séché. Derrière un rideau de douche, on devine les contours d’un corps musclé, armé d’un objet tranchant.
Poursuivis par un tueur prêt à tout, les visiteurs terrorisés continuent leur course effrénée. Mais le danger les attend aussi dans la pièce suivante, où retentit un hurlement de loup-garou à faire trembler les murs. Dans les couloirs, les grognements de la bête aux pattes gigantesques retentissent encore. Ses crocs brillent sous la pleine lune, et même le Nightgrabber semble nerveux… Il est tapi dans la forêt, caché derrière de lourdes branches de sapin et scrute de ses yeux d’aigle l’obscurité éclairée par l’astre de la nuit. C’est depuis cette cachette qu’il a espionné et traqué l’innocente Caroline. Quiconque parvient à lui échapper aura survécu aux minutes les plus terribles de sa vie. Reste maintenant à survivre aux années d’insomnies provoquées par cette nuit terrible…