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2013

Horror Nights

Les Horror Nights 2013 plongent les visiteurs dans un univers de contes de fées maudit. Même les histoires les plus innocentes se transforment en cauchemars sanglants et chaque rencontre pourrait signer le dernier chapitre. Dans ce fabuleux royaume déchu, dans un restaurant qui semble inoffensif mais se transforme en abattoir, dans un manoir en ruines où guettent des yeux morts ou dans des catacombes où les morts se réveillent : partout, on est pourchassé, encerclé, poussé vers la folie. Plus on avance, plus on réalise que chaque porte nous entraîne plus loin, jusqu’à ce que notre propre conte de fées se termine dans l’horreur.

Schneewittchen als Zombie Charakter mit blutverschmiertem Gesicht bei den Horror Nights 2013 im Europa-Park Erlebnis-Resort.

Dans les contes de fée, le chiffre sept est synonyme de chance et protège du mal. Le conte de Snow White se termine aussi par un Happy End – mais pas pour les visiteurs. La princesse démoniaque vous invite à une danse macabre dans des escarpins de fer rouge. L’apparence romantique et paisible des magnifiques montagnes à l’entrée n’est qu’un leurre. Sept nains-zombies attendent déjà leurs victimes, cachés derrière sept wagonnets. La beauté princière de Blanche-Neige est fanée depuis longtemps. Seuls les visages des mineurs terrifiés sont encore blancs comme neige. Par contre, les dents des vampires assoiffés sont rouges comme le sang et les couvercles grinçants des cercueils sont noirs comme l’ébène dans les profondeurs des oubliettes de l’épouvantable princesse. « Miroir, maudit miroir, dis-moi, quel malheur se prépare ? ».

Le chasseur, qui doit tuer Blanche-Neige et ramener son cœur à la Reine pour prouver sa bonne foi, erre toujours à travers les massifs du Cervin et n’a pas l’air de vouloir se limiter à une seule victime. La perfide marchande attend la prochaine jouvencelle qui aura le malheur de goûter l’un de ses fruits mortels. Dans Snow White, la devise est « Garde-toi de céder aux charmes des pommes juteuses ! ». Ceux qui tiennent à leur vie devraient éviter de faire confiance à la vieille marchande bossue. Dans l’antre des « Horror Nights », point de prince charmant sur son cheval blanc à l’horizon. Ici, personne ne sortira vivant du cercueil de verre !

Zombie Charakter kriecht auf dem Boden bei den Horror Nights 2013 im Europa-Park Erlebnis-Resort.

Une soirée au restaurant chinois Take Away paraît d’emblée mille fois plus attrayante que le voyage terrifiant de Snow White. Pourtant, ce fast-food est le parvis de l’enfer. La douce odeur du riz ne sert qu’à masquer la pourriture et la putréfaction ambiante. Des bruits assourdissants se font entendre. Des ongles pointus grattent une ardoise. Un véritable cauchemar pour les oreilles des convives ! L’offre culinaire de ce snack asiatique est tout sauf alléchante.

Cette attraction, qui a été primée l’an dernier en tant que meilleure attraction d’horreur mondiale, revient plus terrifiante que jamais en 2013. Le sang coule aux commissures des lèvres de la serveuse, qui attend ses clients de pied ferme. Ou ne devrait-on pas plutôt dire ses prochaines victimes ? Un gémissement se fait entendre dans la cuisine. Enfermés dans d’étroites cages, de pauvres chats attendent leur dernière heure. L’impitoyable cuisinier agite nerveusement son couperet. Rien qu’a sa vue, les sueurs froides sont légion. Un restaurant qui coupe l’appétit… et bien plus encore.

Gruseliges Holzgesicht auf einem Gemälde bei den Horror Nights 2013 im Europa-Park Erlebnis-Resort.

Ceux qui échapperont à cette boucherie pourront chausser leurs bottes de sept lieues et se réfugier dans The Villa, où une atroce expédition à travers l’histoire d’Angleterre les attend. Les propriétaires de cette demeure victorienne en ruine, une famille complètement dérangée, ne sont en aucun cas recommandables. Depuis la galerie des ancêtres, des êtres lugubres scrutent les visiteurs.

Le peintre les a immortalisés, mais a aussi emprisonné leurs âmes torturées dans ces tableaux. Des morts-vivants errent dans les salles nouvellement agencées pour couper le souffle aux intrus. La maxime « Sept d’un coup » trône fièrement au-dessus d’une lourde porte rouillée. Cette devise n’augure rien de bon. Les sombres forces du passé viennent oppresser les esprits. Les visiteurs n’ont qu’une envie, fuir ces murs poussiéreux aussi vite que possible pour se retrouver dans la froideur de la nuit. Le souffle court, ils parviennent finalement à trouver la sortie de ce manoir séculaire. Liberté !

Blutverschmierter Zombie Charakter bei den Horror Nights 2013 im Europa-Park Erlebnis-Resort.

Pouah ! Des lambeaux de chair pendouillent au plafond. Les tendons et muscles sont à vif. Ils sont encore chauds. Les dépouilles témoignent d’un repas sanglant qui laisse présager que les zombies ne sont pas loin. DEAD Inside n’est définitivement pas un endroit pour les âmes sensibles. Des morts-vivants surgissent de grandes caisses en bois pour attaquer leurs victimes. Des cadavres ambulants et des corps en convulsion sont tapis dans de sombres couloirs, avant de mordre subitement les imprudents pour reproduire leur espèce.

Au fin fond du sous-sol, des scientifiques s’adonnent à l’élevage de zombies dans un étrange laboratoire. Ils injectent de la salive contaminée à des passants innocents et, après leur métamorphose, ils les enferment dans de grandes caisses qui sont ensuite stockées sur le site de DEAD Inside, jusqu’à ce que l’armée de morts-vivants soit assez nombreuse pour dominer le monde Mais l’expérience a échoué. Les zombies expérimentaux développent des forces surhumaines et détruisent les caisses. Il ne reste plus qu’a fuir !

Werwolf-Figur und Skelett in einer Scare Attraction bei den Horror Nights im Europa-Park.

Les heptagones qui ornent les tombes symbolisent le repos éternel. L’ombre de la mort plane sur les lugubres catacombes de The Crypt. Dès qu’ils entrent dans le tombeau, les profanateurs ressentent un courant d’air glacial. Mais ce n’est pas le froid qui provoque la chair de poule. Un frisson désagréable leur court de l’échine jusqu’aux jambes, qui sont comme paralysées. Le tourment les ronge. Irrémédiablement prisonniers de leur propre enveloppe corporelle, ils déambulent lentement dans les profondeurs. Entourés d’ossements antiques, le chant mélancolique des âmes en souffrance les guide.

Des os poreux craquent sous les pas lourds des visiteurs apeurés. Le claquement des squelettes les fait tressaillir d’effroi. On devine des lueurs diaboliques émanant des orbites vides d’innombrables crânes.

Un cruel professeur fait des expériences avec des sécrétions d’araignées mutantes, afin de voyager dans le temps pour ramener les morts à la vie.

The Crypt permet d’expérimenter l’horreur avec les sept sens. Voir la souffrance des corps en décomposition, entendre des craquements sous les chaussures, sentir l’odeur putride des murs humides, goûter à la note salée de sa propre transpiration, tâtonner au milieu des pierres glissantes, s’orienter avec la lumière vacillante des cierges et essayer de ne pas perdre l’équilibre dans les ténèbres.